Le portage salarial
Friday 30 March 2007 à 12h34
Source : Libération du 19 mars 2007, « Travailleurs portés, les salariés de l’ombre » Stéphanie PLATAT.
Le journal Libération, dans son édition du 19 mars 2007, a publié un article sur le portage salarial, qui permet à un salarié de « vendre des prestations intellectuelles à des clients qu’il a lui-même dénichés. Ces missions sont facturées par une société de portage qui s’occupe des tâches administratives et reverse au porté le montant de la facture amputé de 10% pour les frais de gestion». Selon le quotidien, pour ces « salariés de l’ombre » le portage « reste une pratique mal encadrée, où les dérives sont nombreuses ».Interrogé, Laurent Coquelin, chargé de mission Professionnel autonomes à la CFDT F3C, précise que « le portage étant une pratique et non un statut, il s’y fait un peu tout et n’importe quoi » pour le qualifier il utilise même l’image du « Far West ». Il souligne, par ailleurs, l’absence d’indemnisation des portés entre deux missions en indiquant que « l’Unédic se base sur le contrat de travail, alors que le travailleur porté n’en possède pas puisque le droit ne s’est pas encore saisi de ce statut ».
Enfin, l’article rappelle que « pour remédier à ce flou artistique, un observatoire des bonnes pratiques est né en fin d’année [2006], créé par le Syndicat des entreprises de portage salarial et quatre syndicats, CFDT, CFTC, FO et CFE-CGC ».