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Les négociations sur l’annexe « Enquêteur » viennent d’entrer dans une phase active. Le patronat vient de mettre sur la table trois éléments pour montrer sa bonne volonté.
Tout d’abord, pour répondre à l’enquête de l’Observatoire des métiers qui pointe que seuls 2 à 23 % des précaires (selon les catégories) ont accès à une complémentaire d’entreprise, Syntec EMO propose la mise en place d’une mutuelle de branche ; ensuite, le patronat accepte l’idée d’une application des 35 heures et d’une discussion sur le temps de travail ; enfin, Syntec EMO propose de relever la garantie des contrats « Ceiga » (chargé d'enquête intermittent à garantie annuelle) et d’abaisser le seuil d’accès.
Pour la F3C, il faut sortir de la logique de l’annexe de 1991 et mettre la précarité dans un entonnoir. Si nous acceptons d’élargir le champ de l’annexe, c’est d’abord pour donner un statut à tous les précaires du secteur qui n’en n’ont pas, puis, ensuite, pour renvoyer vers le droit commun tout ceux qui ne relèveront pas de l’annexe.
Pour mettre la précarité dans l’entonnoir, il faut, de notre point de vue, peser sur l’organisation du travail des instituts et déterminer, par fonction, des volumes maximum de contrats précaires. Dans le même temps, il faut réduire les effets de la précarité sur les salariés en place. Cela passe par le débat sur le mode de rémunération (réduire le paiement à la tâche, redéfinir le calcul des cadences…), l’application des 35 heures (qui a un effet mécanique à la hausse sur les taux horaire et à la baisse sur les cadences pour les salariés à la tâche), les frais, les temps de déplacement. C’est aussi sortir de la logique du tout « coefficient 230 » et donc construire une grille de classification et une progression de carrière. C’est, évidement, revaloriser les garanties annuelles et combattre l’exclusion par la mise en place d’une complémentaire santé, de la formation professionnelle, mais aussi poser la question de l’accès au logement, au crédit… Enfin, il faut rendre les contrats plus stables, avec un vrai effort à faire sur l’attractivité des Ceiga, mais aussi obtenir une augmentation significative du nombre de contrats exclusifs, quitte, dans ce cas, à accepter une modulation forte du temps de travail, y compris pour les temps partiels.