Aller au menu Aller au contenu
CFDT F3C :

L'investissement des postier(e)s mal "payé" en retour !

Par Administrateur - 12 mars 2012

La Poste L’Enseigne

Les bons résultats affichés par l’Enseigne sont indéniablement le fruit du travail intense des postier(e)s. Pour autant ils n’en tirent aucun bénéfice, que cela soit en matière de conditions de travail, d’emploi ou de rémunération.

L’Enseigne est sourde alors le 15 mars, la CFDT sortira le porte voix !

La direction de l’Enseigne n’entend pas les postier(e)s parce qu’elle a réussi à se convaincre que les bons résultats commerciaux et la relative satisfaction de sa clientèle étaient dus à sa seule stratégie.

La CFDT reçue à plusieurs reprises en ce début d’année n’a jamais manqué de lui rappeler que ces résultats étaient d’abord et surtout le fruit du travail de plus en plus intense des postier(e)s et qu’il était grand temps que La Poste le reconnaisse.

Les postiers de l’Enseigne, toutes catégories confondues, sont fatigués de faire tous ces efforts sans qu’il n’y ait en retour une véritable prise en considération de leurs difficultés quotidiennes.

Téléphonie : il faut y mettre des moyens !

L’Enseigne avait conditionné l’embauche de moyens supplémentaires au regard du succès, ou non, des ventes de sa téléphonie mobile.

Aujourd’hui les résultats semblent au rendez-vous mais à quel prix !

Le stress des guichetiers est palpable dans tous les bureaux où les produits "marchent" bien…Cela ne pourra pas durer comme ça longtemps !

Ces réorganisations qui désorganisent nos vies !

Tous les 18 mois maintenant la configuration des terrains est remise en question, cela devient insupportable ! Ces réorganisations incessantes, à visée productiviste, impactent non seulement nos vies au travail mais également nos vies privées.

Nous en voulons pour illustration, l’utilisation de véhicule personnel sur des distances de plus en plus longues avec une indemnisation kilométrique qui frôle l’indécence, des horaires fluctuants et tout un cortège de remises en cause ( week-end de 2 jours, périodes et durées des congés, temps partiels)…Bref, n’en jetons plus la cour est pleine !

L’Enseigne se doit de trouver avec les postier(e)s une organisation du travail qui conjugue véritablement vie professionnelle et vie privée.

Comme elle se doit aussi de trouver enfin une organisation territoriale stable qui permette aux postier(e)s, comme aux clients de ne plus être perpétuellement ballottés au gré de ses décisions unilatérales. 

La CFDT va faire respecter sa signature !

Si les mesures nationales des deux accords majeurs signés par notre organisation en faveur des lignes Guichet et de Conseil Bancaire sont globalement appliquées, il n’en est pas de même, loin s’en faut, dans leurs déclinaisons territoriales. 

La CFDT exige que les NOD aient une obligation de résultat concernant l’exécution de ces accords.

Des sujets comme : les Coba remplaçants, les jours consécutifs de repos, les pauses des guichetiers, le temps partiel choisi…doivent faire l’objet d’une négociation dans le cadre d’un dialogue social local digne de ce nom.

 A chacun son accord à l’Enseigne

La CFDT revendique l’ouverture immédiate de deux chantiers de négociation portant sur le back office et le management.

Personne ne doit rester sans perspective et encore moins au bord de la route à l’Enseigne. Il en va de la responsabilité sociale de La Poste !

 Projet ERC : le flou artistique autour des fonctions et des métiers

Une fois encore la CFDT ne peut que regretter l’absence d’une GPEC (Gestion Prévisionnelle des Emplois et des Compétences) à La Poste.

La CFDT ne cesse de revendiquer la mise en place d’un observatoire des métiers qui soit en capacité de donner une visibilité (projection au moins à 3 ans) sur ce que seront ou devront être les métiers des postier(e)s

Ce n’est donc pas sans raison que le projet ERC pose question, interroge les postier(e)s. C’est quoi notre avenir à l’Enseigne ? Ce sera quoi les métiers que nous exercerons demain ?

La Poste est dans l’obligation d’ouvrir une négociation portant sur le thème de la pénibilité.

Pour la CFDT, c’est une opportunité pour qu’enfin l’Enseigne daigne tirer les conséquences, en matière de santé au travail, de la position debout qu’elle inflige à ses guichetiers.

La CFDT mettra tout en œuvre pour que l’Enseigne prévienne la pénibilité certes mais aussi pour qu’elle en répare les conséquences sur la santé de son personnel.

La Poste n’a jamais fait sien l’adage qui dit : qu’il vaut mieux prévenir que guérir.

La CFDT en appelle à la mobilisation et à la grève le 15 mars prochain. Pour que l’Enseigne ne reste plus sourde aux revendications et que la belle santé économique qu’elle affiche partout ne se fasse pas au détriment de la santé physique et psychique des postier(e)s