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CFDT F3C :

Suicides : il est temps que La Poste sorte de son déni

Par Administrateur - 06 mars 2012

F3C CFDT - Communiqué n°10 - Paris le 06/03/12 à 15H45

Il est temps que La Poste sorte de son déni et regarde bien en face la vague de suicides qui la frappe. La Poste traverse une crise sociale qui n’a pas de précédent.

Les dirigeants doivent en prendre toute la dimension et mettre tout en oeuvre pour que les postier(e)s ne tentent plus d’en finir avec la vie sur le lieu de leur mal être.
Qu’ils soient fonctionnaires, salariés, hommes, femmes, jeunes ou plus âgés, cadres ou non cadres, pour beaucoup trop de postier(e)s aujourd’hui, il ne fait plus bon travailler à La Poste et cela quoiqu’en disent les indicateurs ou les enquêtes maison.
La Poste a rompu le contrat social en donnant à sa stratégie de réduction des coûts un intérêt supérieur qui prime sur l’intérêt général des postier(e)s et s’apprête ainsi à sacrifier son identité sur l’autel de la rentabilité.
La réponse aux suicides ne peut être qu’une réponse collective. Les postiers doivent être entendus et leur santé doit prévaloir sur la culture du résultat.
La CFDT pointe particulièrement la méthode avec laquelle sont conduits les changements organisationnels de l’entreprise. La Poste n’a toujours pas véritablement intégré l’idée que le bien-être physique et psychologique de son personnel est étroitement lié à une coordination satisfaisante entre vie au travail et vie privée.
Il est par ailleurs de la responsabilité première de l'entreprise de travailler sur la prévention et notamment la prévention des risques psychosociaux. Il faut empêcher que les gens qui sont en situation délicate soient abîmés par le travail.

La Poste doit rompre avec une dérive managériale indéniable qui ne laisse que trop peu de place à la parole des postier(e)s. Elle doit renouer avec un style de management beaucoup plus participatif.

Cette crise sociale ne se résoudra que dans le dialogue social, dans un dialogue de qualité dont le gage n’est certainement pas le nombre d'accords signés.

Pour la CFDT, il est plus que temps d’aller vers une refonte salvatrice du pacte social ; c’est pourquoi la CFDT a exigé du Président qu’il sorte de son mutisme et qu’il ouvre dans les jours à venir une négociation sur la santé et le bien être au travail.

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