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CFDT F3C :

Salaires dans l’Animation : les employeurs imposent le gel

Par Administrateur - 24 septembre 2010

Le CNEA, organisation d’employeurs du secteur de l’Animation, se revendiquant de l’économie sociale, fait payer aux salariés son manque de volonté d’aboutir à un accord salarial.

Le CNEA, organisation d’employeurs du secteur de l’Animation, se revendiquant de l’économie sociale, fait payer aux salariés son manque de volonté d’aboutir à un accord salarial.

Télécharger Communiqué de presse n°27 Salaires dans l'Animation.pdf (222Kb)
 

En effet, pour la seconde fois en moins de trois mois, la négociation salariale échoue sur une valeur du point à 1 centime d’euro près, soit un différentiel de 2,45 euros bruts par mois pour un employé ou 4 euros bruts pour un cadre. Et oui, le ridicule ne tue pas !

Pourtant, l’effort demandé, unanimement, par les organisations syndicales de salariés est tout à fait acceptable (1,6 %) et les salariés de la branche, quant à eux, méritent plus de respect de la part des employeurs, à défaut de reconnaissance. Par exemple, un directeur de centre de loisirs, qui a la responsabilité d’encadrer nos enfants, touche environ 1245 euros nets par mois. Alors, il ne suffit pas de se revendiquer de l’économie sociale, il faut y poser des actes.

La F3C CFDT fait le constat d’un dialogue social de la branche de l’Animation en perdition. Pour preuve, aucune négociation en 2010 n’a abouti à un accord et le ministère est revenu présider la table des négociations. Les employeurs de l’Animation n’ont donc rien à envier à certains employeurs du secteur marchand : aucun accord en 2010, gel des salaires pour 2011 et la modulation du temps partiel revendiquée par les employeurs, ce qui va accroître le nombre de « salariés pauvres » et la précarité des jeunes sur le secteur.