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CFDT F3C :

Congrès mondial de la Fédération internationale des journalistes (FIJ)
Angers 7-10 juin 2016

Par F3C CFDT - 28 juin 2016

Le 13 juin 1926 à Paris, lors de la création de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), son président fondateur Georges Bourdon avait déclaré : « Les journalistes du monde entier ont scellé leur fraternité. » 90 ans après, 350 journalistes venus de tous les continents se sont réunis à Angers pour son 29ème congrès mondial.

La FIJ représente aujourd’hui près de 600 000 journalistes exerçant dans 140 pays. Son Congrès, qui se réunit tous les 3 ans, établit sa politique. Le Secrétariat, dont le siège se situe à Bruxelles, en assure la mise en œuvre sous la direction d’un Comité exécutif dont les membres sont élus.

Reconnue par les Nations Unies et par le mouvement syndical européen, la FIJ agit pour préserver les droits des journalistes (salaires, statuts, droits d’auteur, protection des sources), garantir l’égalité entre les femmes et hommes, protéger les journalistes dans les zones de conflits, soutenir les familles de journalistes assassiné(e)s, lutter contre l’impunité et défendre la liberté de la presse.

Les Journalistes CFDT et la F3C ont assisté à ce congrès et le journaliste référent pour l’international, Richard Hecht s’est beaucoup investi dans le déroulement des votes de motions et des élections du comité exécutif, notamment en tant que scrutateur. Thierno Moussa Bah, un jeune journaliste radio de Guinée Conakry en formation en France, était également présent, invité par la CFDT.

Les premières journées du congrès ont été consacrées à la structure interne de la FIJ avec de nombreuses propositions d’amendements aux statuts. Le mercredi 8 juin au soir, une marche blanche s’est déroulée du centre des congrès jusqu’à la médiathèque d’Angers où une plaque commémorative en la mémoire de Camille Lepage, jeune photojournaliste angevine tuée dans une embuscade en Centrafrique le 12 mai 2014, a été inaugurée en présence des parents de Camille. Comme pour attester des conditions toujours difficiles dans lesquelles exercent les journalistes dans certains pays, une consœur somalienne de 24 ans, Sagal Salad Osman, était assassinée quelques jours à peine avant cet hommage.

Si l’enjeu central du congrès était le contrôle de la FIJ – Philippe Leruth (Belgique) a été élu président – les thèmes des motions présentées tournaient autour de l’avenir du journalisme dans le monde et la sécurité des journalistes. L’intersyndicale des journalistes français a notamment proposé une motion d’urgence concernant le projet de nationalisation des médias en Pologne et a demandé que la FIJ saisisse la Commission européenne, le Parlement européen et son président, le Conseil de l’Europe ainsi que l’Unesco afin de mettre un terme à une politique polonaise contraire à la Convention européenne des droits de l’homme. Elle a également proposé une motion de solidarité avec les journalistes turcs et kurdes, victimes des dérives autoritaires d’Ankara, ainsi que des  motions de solidarité avec les journalistes palestiniens, égyptiens et iraniens.

En s'impliquant plus encore que par le passé, la CFDT a démontré par sa présence et ses interventions, sa solidarité auprès des journalistes syndicalistes qui s’exprime bien au-delà du congrès. Sollicitée par le représentant de la Somalie et par la Guinée Conakry, la délégation cédétiste se mobilise d’ailleurs, aux côtés de la FIJ et des syndicats de journalistes français pour permettre au journaliste yéménite, Ahmed Al Jabr, d'obtenir l'asile politique et un hébergement en France.