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CFDT F3C :

ART et CULTURE : Mobilisation sans faille Rassemblement le 14 juillet 2011 à 16h en Avignon, place Pie (devant les halles).

Par Administrateur - 11 juillet 2011

La F3C CFDT appelle à une mobilisation la plus large de nos militants (es) adhérants (es) et sympathisants (es) avec une visibilité de notre sigle et de notre couleur Nous comptons sur votre présence et vous demandons de faire circuler largement cette information autour de vous.

Téléchargez le premier tract.

Téléchargez le deuxième tract.

Une dizaine d'organisations professionnelles et de syndicats sont signataires de cet appel qui va circuler largement dés à présent, dans la presse et dans les lieux du festival In et Off.
Nous alertons l’ensemble des citoyens sur Les programmes électoraux qui ne sont pas à la hauteur des enjeux sociétaux en matière d’art et de culture; pour une cohérence entre les discours et nos réalités concrètes et quotidiennes.
Merci à toutes et tous, de la part de René FONTANARAVA  Secrétaire National F3C CFDT de monter sur le pont, à cette date en Avignon ; les parties politiques seront présent.

L’ART ET LA CULTURE : DES ENJEUX POUR 2012
«  La mobilisation des artistes, des acteurs culturels, des membres des personnels, des agents du Ministère a été forte pour défendre l’art et la culture dont la création, particulièrement touchée : manifestations, occupations de locaux, blocage du « Forum de la Culture pour Chacun », intervention lors de la soirée des Molières, rencontres avec de nombreux élus, interpellation du président du Conseil Général d’Isère en séance plénière sur ses promesses non tenues…
Elle a permis d’obtenir des résultats :
◗ le maintien de la compétence culturelle et sportive ainsi que des financements croisés pour les départements et les régions ;
◗ la prolongation pour deux ans du système d’assurance chômage des artistes et des techniciens du spectacle vivant et de l’audiovisuel ;
◗ la dissolution du Conseil de la création artistique ;
◗ la consolidation puis le dégel de la totalité des crédits du ministère de la Culture.
Mais la volonté du gouvernement actuel de transformer notre modèle artistique et culturel en un système libéral est à l’ouvrage : la casse de ce service public continue sur le mode de l’opacité, de la confusion et d’une attitude dilatoire. Les tenants du système tentent d’imposer leurs méthodes : discrédit, formatage, regroupement forcé, voire suppression. En particulier, la réforme de la fiscalité par le gouvernement actuel a privé les collectivités territoriales de ressources vives, au profit de l’Etat. Certaines ont tendance à répercuter
leurs difficultés, dues aussi à l’accroissement des charges obligatoires, sur l’art et la culture de façon disproportionnée : quand elles ne baissent pas les crédits culturels, elles les gèlent, créant des pertes importantes dans les potentiels artistiques des structures de toutes dimensions.
D’autres, moins vertueuses, lorsqu’elles retrouvent des marges financières, oublient l’art et la culture dans leur redistribution.
Beaucoup de départements ont baissé leurs crédits culturels, occasionnant au secteur une perte de près de 80 millions d’euros. Trois régions commencent à suivre le même chemin : Midi-Pyrénées, Poitou-Charentes, Provence-Alpes- Côte d’Azur. Pour l’instant, les villes ou les communautés de communes essaient de tenir. Qu’en sera-t-il demain ? Nous pensons que les collectivités territoriales ne peuvent pas s’exonérer de leurs responsabilités culturelles.
Que fait le ministère de la Culture?
Il obéit à la RGPP et fait ployer l’un pour redéployer l’autre, jusqu’au point de rupture programmé. Après avoir procédé à des restructurations dommageables, il envisage des regroupements pour, par exemple, réunir en un seul pôle des enseignements artistiques très différents. Les mandats 2011, 2012, 2013 viennent d’arriver dans les DRAC. Certaines doivent faire face à des non-renouvellements ou à des mouvements de postes fragilisant. beaucoup d’entre elles voient leurs crédits baisser dans la plus grande injustice. Ces diminutions directes et les dégâts répétés de la non-réindexation des moyens, s’assimilent à des tactiques de harcèlement et découragent des milliers de personnes.
Les libéraux continuent d’avancer leurs idées : ils veulent créer des agences d’inspiration anglo-saxonne pour affaiblir encore un peu plus le pouvoir du Ministère, ses objectifs et ses financements. Ne viennent-ils pas de faire apparaître deux missions pour le financement de la musique et du
spectacle vivant ? Pourquoi les séparer ? Au seul profit de l’industrie et du commerce culturels ?
Nous l’avons écrit : nous sommes favorables aux initiatives nouvelles mais pas au détriment des dispositifs qui fonctionnent bien. En 2011, l’investissement en faveur du Palais de Tokyo représente à lui seul l’augmentation du budget arts plastiques. En 2012, 50 millions d’investissement seront donnés à la seule Philharmonie, à mettre en rapport avec les 3.5 millions d’augmentation du fonctionnement pour le reste du Spectacle Vivant. « Répartition Philharmonieuse » : Paris intramuros contre le reste du monde.
Résultats : les institutions, les compagnies, les festivals sont affaiblis. Les artistes, les interprètes souffrent : suppression de spectacles, de représentations, de coproductions, d’achats et de ventes, minimalisation des décors, diminution des temps de répétitions, stagnation et/ou baisse des rémunérations pour la majorité des comédiens, danseurs, musiciens, plasticiens et circassiens… Un élan pourrait se briser.
A l’orée de l’élection présidentielle de 2012, les acteurs de ce secteur, dont le dynamisme est reconnu, revendiquent une politique artistique et culturelle constructive en faveur de la création.
Nous demandons en particulier dès à présent :
◗ l’élaboration d’une loi d’orientation pour préciser la place primordiale de l’art et des artistes dans notre société afi n de relayer l’un des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution : l’accès pour tous les citoyens à l’éducation, à l’art, à la culture et à la connaissance ;
◗ l’arrêt de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) ;
◗ la mise en place, par de nouveaux moyens fi nanciers, d’un plan de développement de 150 millions d’euros pour, entre autres : soutenir les structures publiques de production dont les compagnies, rétablir les capacités artistiques des lieux, pérenniser et relancer les emplois artistiques et techniques, valoriser l’émergence des jeunes talents, écrire un vaste plan d’éducation artistique, et remettre ainsi en marche la démocratisation culturelle ;
◗ des réponses concrètes dans le domaine social, par exemple : les congés spectacles, le règlement des cotisations retraite afférentes aux différents fonds d’Etat instaurés depuis 2004, le maintien du système de l’assurance chômage des artistes et techniciens du spectacle vivant et enregistré ainsi que l’expertise des propositions de réforme alternatives ;
◗ une nouvelle étape de la décentralisation, qui est une idée moderne à l’échelle de l’Europe;
◗ des garanties sur les régulations professionnelles menacées par l’indolence gouvernementale face aux règlementations européennes.
L’Europe actuelle considère les oeuvres de l’esprit comme des marchandises et le soutien à l’art et à la culture comme facultatif. Nous voulons une Europe démocratique, libre, sociale, dotée d’une politique artistique et culturelle commune.
Nous attendons que les partis de progrès se saisissent de ces questions qui concernent l’émancipation de tous les individus.
Nous appelons à un grand rassemblement le 14 juillet à 16h à Avignon, Place Pie (devant les halles)
Nous comptons sur la mobilisation de tous.