Aller au menu Aller au contenu
CFDT F3C :

Centre national de la Musique : une mort annoncée

Par Administrateur - 05 octobre 2012

Mort naturelle ou provoquée ?
L'annonce de l'enterrement du Centre national de la musique par la ministre a causé l'émoi, voire l'indignation de certaines organisations.

Pour quelles raisons ?
Les organisations professionnelles, signataires ou non du Centre national de la Musique, ont reçu, le 26 juillet 2012, un document intitulé « Le Spectacle vivant musical et de variétés »qui constituait la base de la mise en place et de la mise en œuvre du Centre national de la Musique. Dans le courrier d'accompagnement, il était proposé deux phases successives de concertation : la première concernant les signataires, et l'autre les non signataires.
Chaque organisation avait la possibilité d'effectuer par écrit ses observations et contributions. A l'automne, un texte définitif devait être soumis à la ministre pour décision.

Alors, pourquoi cette annonce ?
Madame Filipetti avait annoncé, dès son arrivée au ministère de la Culture et de la Communication, son interrogation sur le financement d'un tel Centre. Mais cette annonce prématurée remet en cause la méthode employée par le Premier ministre sur la concertation.
Y aurait-il une pression extérieure hostile à ce projet qui aurait pesée si fortement que la ministre se sente obligée de prendre cette décision précoce ?

Le secteur de la Musique est en danger
Faire croire le contraire serait une grave faute politique. Il est urgent de mettre en place le Centre national de la Musique pour permettre de sauvegarder l'emploi dans un secteur déjà très touché (depuis le début de la crise, plus de 5000 emplois permanents ont disparu).
La redistribution partielle de la TST permettait le financement du Centre. Ce Centre devait servir à l'ensemble de la filière et pas aux « gros » comme on veut le faire croire.
Les Labels indépendants, les structures des musiques actuelles et des entrepreneurs de spectacles garants de la diversité, auraient été les premiers concernés.