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CFDT F3C :

Distribution de la presse : Le pire est provisoirement évité

Par Administrateur - 08 octobre 2012

F3C CFDT - Communiqué n°36 - Paris, le 08/10/12 à 13h45

Distribution de la presse : Le pire est provisoirement évité

Le Tribunal de Commerce de Paris a validé le 5 octobre l’accord-cadre tripartite entre Presstalis, les éditeurs et l’Etat et évité un dépôt de bilan de la première coopérative de distribution de la presse. La mission de la mandataire ad hoc est néanmoins prolongée jusqu’au 31 décembre pour suivre la bonne exécution de l’accord devant assurer la viabilité de Presstalis. Mais l’avenir de la distribution de la presse en France n’est pas pour autant sauvé, l’ensemble des mécanismes de l’accord tripartite doit se faire rapidement, parallèlement à la mise en oeuvre de la réforme du niveau 2 (dépôts) adoptée cet été et à la péréquation inter-coopératives de la distribution de la presse quotidienne applicable au 1er novembre. Le projet de plan industriel 2012-2015 adopté par le C.A. de Presstalis, mais non validé par le Comité Central d’Entreprise, est très lourd en termes de casse d’emploi puisque 1200 postes de travail seraient supprimés dans le groupe, soit près de la moitié des effectifs.

La fédération Communication Conseil Culture (F3C CFDT) est favorable à un système de péréquation concernant la distribution de la presse quotidienne, entre les deux messageries Presstalis et MLP. Cette péréquation doit être juste et équitable pour être acceptée des différents acteurs du secteur et permettre une concurrence non faussée entre les deux messageries. A ce titre, la péréquation doit prendre en compte l’ensemble des paramètres (ventes le soir même, hors presse et non presse, etc.). A défaut, la péréquation deviendrait une fausse bonne solution en reportant des charges indues d’un opérateur sur l’autre, menaçant ainsi l’emploi des salariés des MLP en plus des suppressions de postes à Presstalis !

Pour cette raison la F3C CFDT n’était pas favorable à l’adoption en l’état du montant de péréquation lors de la séance du 13 septembre du Conseil Supérieur des Messageries de Presse et souhaitait un prolongement de l’étude du cabinet Mazars prenant en compte les objections soulevées sur l’assiette de péréquation. L’urgence ne l’a pas permis et l’Autorité de Régulation de la Distribution de la Presse a adopté le 3 octobre la délibération soumise par le CSMP.

L’ARDP renvoie néanmoins la question éventuelle d’y inclure les « surcoûts historiques » devant l’Autorité de la Concurrence. Il s’agit là, en effet, d’un problème de fond : il ne saurait être question pour la F3C CFDT de faire porter financièrement aux MLP et ses salariés, les responsabilités passées de gestion de son concurrent. Les responsabilités antérieures des gestionnaires de Presstalis, Hachette en tête, sont aimablement dissimulées sous le tapis et l’on demande aux salariés de payer les pots cassés…

Les dispositions validées par le Tribunal de Commerce sauvent Presstalis de la liquidation judiciaire, mais les problèmes de la distribution de la presse ne sont pas réglés pour autant. Dans ce cadre, la F3C CFDT souligne les disparités conventionnelles des salariés de la distribution de la presse et demandera la mise en chantier de la création d’une convention collective du secteur.

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