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CFDT F3C :

Médias Distribution de la presse : la F3C CFDT demande un état des lieux transparent
et une concertation loyale

Par F3C CFDT - 11 janvier 2018

Ce mercredi 10 janvier 2018, Gérard Rameix rend à Françoise Nyssen et Gérald Darmanin son rapport sur la filière de la distribution de la presse et Marc Schwartz quitte la direction du cabinet du ministère de la Culture pour une mission sur l’avenir de cette même filière.

La F3C CFDT a eu l’occasion d’exprimer à Françoise Nyssen et son cabinet sa position concernant ce secteur d’activité. La F3C CFDT demeure inquiète de l’opacité qui masque depuis des lustres la réalité économique et sociale de ce secteur, une opacité que le gouvernement viendrait accentuer s’il ne rendait pas public le rapport de Monsieur Rameix.

La régulation du secteur est censée être assurée par le Conseil supérieur des messageries de presse (CSMP) et l’Autorité de régulation de la distribution de la presse (ADRP). Cette régulation gagnerait en légitimité si la composition de ses membres se fondait sur une représentation plus pluraliste de la filière. Presstalis (ex NMPP), l’un des deux opérateurs de la distribution de la presse, est maintenu sous perfusion d’aides d’état (entre autres...) depuis une vingtaine d’années et a connu plusieurs restructurations. Malgré cela, la situation de l’entreprise a continué de se dégrader au point d’afficher aujourd’hui plusieurs centaines de millions d’euros de dettes et d’être accompagnée par une mandataire ad hoc désignée par le Tribunal de commerce de Paris. Parallèlement, les Messageries lyonnaises de presse (MLP), après avoir également connu des difficultés, ont su s’adapter à l’évolution du marché de la presse écrite. La CFDT veillera particulièrement à ce que MLP ne fasse pas les frais de l’inconséquence passée (et actuelle ?) de l’Etat et de certains acteurs de la filière.

La F3C CFDT demande aux pouvoirs publics de dresser un état des lieux et un bilan des actions menées mais également de mettre en place une concertation avec les partenaires sociaux afin que les perspectives envisagées tiennent compte de la réalité de la totalité du secteur et non pas seulement d’intérêts de courts termes et de préservations des prés carrés de certains. 

Paris, le 11 janvier 2018