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CFDT F3C :

Numérique, Télécom, Centres d’Appels : l’emploi doit être mis au coeur de la régulation

Par Administrateur - 20 juin 2012

F3C CFDT - Communiqué n° 26 - Paris, le 19/06/2012 à 15h00

Numérique, Télécom, Centres d’Appels : l’emploi doit être mis au coeur de la régulation

Alors que la généralisation du modèle low-cost dans le secteur des Télécom fait peser une menace forte sur l’emploi, la F3C CFDT prend acte des premières déclarations du ministre du redressement productif sur la question de l’emploi dans le secteur des télécommunications et les centres d’appels.
Mais une hirondelle ne fait pas le printemps même électoral. Le précédent gouvernement s’était déjà saisi de la question de la délocalisation des activités de centres d’appels pour décider de ne rien faire…
La question de l’emploi dans les centres d’appels est brûlante. Pour Frédéric Dupont, négociateur de branche et secrétaire fédéral : « A court terme la F3C CFDT revendique une action forte sur l’emploi et le reclassement des 5 à 10 000 travailleurs de la relation client dont l’emploi est menacé par la dénonciation par les Opérateurs des contrats de prestation. A moyen terme, la F3C CFDT revendique la construction d’une véritable stratégie industrielle pour construire une relation client à forte valeur ajoutée intégrant les nouvelles technologies et le multicanal.»
Plus globalement, c’est l’ensemble de l’écosystème numérique qu’il faut revoir. La F3C CFDT considère que cela passe par une régulation qui prenne en compte la question de l’emploi.
Pour Isabel LEJEUNE TO, secrétaire nationale de la F3C: « La question du développement des investissements dans les réseaux, les services et les usages numériques comme de l’encouragement à la recherche et à l’innovation ont fait l’objet de propositions concrètes de la F3C CFDT dans le cadre du comité de filière ainsi que de la consultation France Numérique 2020… Elles sont en contradiction avec la démarche de concurrence à tout prix mise en oeuvre par les gouvernements précédents et par l’Union Européenne depuis 20 ans. »
Pour la F3C CFDT, il faut revoir le cadre européen de réglementation et de régulation. Il faut également lancer des projets d’investissements européens et nationaux comme nous le proposons. En ce qui concerne sa responsabilité directe, le gouvernement a manqué une occasion lors de l’assemblée générale des actionnaires de France Télécom, de soutenir la baisse à un euro du montant du dividende proposée par les salariés afin d’assurer le développement de l’investissement. Il lui reste à démontrer sa capacité à donner un nouveau cadre et un nouvel environnement au secteur des télécommunications et à l’ensemble de l’écosystème numérique.
Pour Ivan Béraud, membre du comité de filière et secrétaire général de la F3C : « La gouvernance du numérique doit être refondée en y associant le comité de filière et en articulant son action avec celle des régulateurs (ARCEP, CSA, ANFR) et celle des branches sur l’emploi et la GPEC »

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