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CFDT F3C :

Les employeurs du Sport se satisfont d'avoir des minima en dessous du SMIC

Par Administrateur - 03 mai 2012

Le COSMOS (syndicat d'employeurs du Sport), renforcé par sa "complicité" avec les pouvoirs publics sur l'affaire de la désignation d'un OPCA de la Branche du Sport, répond en séance de négociations que "juridiquement" rien ne l'oblige à avoir une grille salariale affichée supérieure ou égale au SMIC. Le CNEA, autre syndicat d'employeurs du Sport, se range, quant-à-lui, derrière une position commune avec le COSMOS. Ce dernier est prêt à négocier des augmentations de salaires, si et seulement si :

  • les organisations syndicales de salariés signent un avenant suspendant l'application du chapitre XII (sport professionnel) pour les salariés dont la discipline dispose d'un accord dit "sectoriel" ;
  • les organisations syndicales de salariés signent un avenant augmentant le nombre de semaines travaillées pour un CDI de 36 à 40 semaines.

Si la CFDT est signataire de ces deux avenants imposés par les employeurs sans négociation, une augmentation de 1,5% du SMIC serait alors proposée. Même avec cette augmentation, les premiers groupes 1 et A resteraient inférieurs au SMIC. Ceci est impensable ! La CFDT dénonce cette méthode qui est un véritable chantage. Cette incapacité des employeurs à rechercher des compromis par la négociation est affligeante et nous espérons qu'elle ne soit que contextuelle. Pour la CFDT, ces négociations doivent se dérouler avec des acteurs responsables et non avec un patronat "jusqu'au-boutiste".