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CFDT F3C :

France Télécom - La responsabilité de l’Etat dans les cadeaux aux actionnaires

Par Administrateur - 28 décembre 2011

Vente d’actifs européens France Télécom
La responsabilité de l’Etat dans les cadeaux aux actionnaires

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La vente d’actifs européens (Orange Suisse ou Orange Austria) par Frane Télécom ne doit pas cacher une nouvelle opération de retour de cash vers les actionnaires, comme cela a pu être annoncé au printemps dernier. Et alors qu’un conseil d’administration est convoqué début janvier pour décider de l’affectation du produit de la cession de la filiale Suisse, la CFDT ne peut accepter que le groupe France Télécom fasse les frais des exigences déraisonnées, uniquement lucratives et court termistes de ses actionnaires.

Après avoir garanti, pour 3 ans, le montant des dividendes versés (3,7 milliards d’euros par an), les cadeaux aux actionnaires doivent cesser ! L’État, détenteur de 27 % du capital de France Télécom a une lourde responsabilité dans cette situation. En effet, sous sa pression permanente, le management de l’entreprise applique une politique du dividende fort, mortifaire et inefficace, dans un contexte économique tendu et de crise financière de la zone euro.

D’autant plus que le secteur des télécommunications fait l’objet en France d’une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics, par son mode d’imposition et de taxation particulièrement asymétrique. L’autorité de régulation, à l’instar de la commission européenne, met une pression permanente pour exacerber une concurrence au détriment des politiques d’investissement à long terme pour un plus grand profit des acteurs over the top venus des USA ou des constructeurs asiatiques.

La commission Européenne vient, par ailleurs, de décider d’aligner la contribution annuelle de France Télécom, au titre de son personnel fonctionnaire, sur celui de ses concurrents français. Le coût annuel de cette mesure est estimé à 150 millions d’euros. Si elle était confirmée, cette décision légitimement contestée par l’entreprise et les représentants des salariés serait un boulet supplémentaire qui s’abattrait sur cette entreprise. Cette mesure est d’autant plus incompréhensible que la commission a autorisé une opération du même type à l’occasion du changement de statut de La Poste française !

Les gouvernements successifs ont donc une responsabilité importante pour avoir choisi, de manière idéologique une transformation libérale et rapide du secteur des télécommunica-tions et du statut de l’entreprise France Télécom, considérant que cela lui donnerait la souplesse et la réactivité nécessaire.

Pour la CFDT, la vente de la filiale Orange Suisse doit plutôt profiter à la construction de projets d’investissements, capables d’assurer l’avenir. Sinon, c’est l’emploi d’aujourd’hui et de demain de l’entreprise et de ses fournisseurs et, plus globalement, l’avenir du secteur des télécommunications en France et en Europe qui font et feront les frais de cette politique. Les produits et cash flow  doivent servir  à la construction de projets d’investissements d’investissement d’avenir pour l’entreprise mais aussi pour l’ensemble de la société.  Un groupe comme France Télécom doit pouvoir contribuer au développement de la société numérique et avoir les moyens de répondre aux enjeux sur le très haut débit en tenant ses engagements d’investissements pour le plan fibre (2 milliards d’euros) d’ici à 2015, et le mobile avec la 4G, répondre à l’arrivée d’un opérateur supplémentaire (Free), redonner à l’innovation les moyens de la différenciation des offres du groupe, poursuivre et accélérer le plan d’embauche de 10 000 jeunes en France.

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