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CFDT F3C :

France Télécom, résultats du 1er trimestre : pour dégager l'horizon, l'Etat doit jouer son rôle

Par Administrateur - 03 mai 2012

F3C CFDT - Communiqué n°19 - Paris le 03/05/12 à 13H50

Le groupe France Télécom Orange vient de publier les résultats économiques du 1er trimestre 2012. Des résultats qui étaient attendus, car marqués par le contexte de crise en Europe, mais également aggravés en France par l’arrivée d’un 4ème opérateur mobile. La croissance de son activité dans les pays émergents et en Espagne, comme le contrat d’itinérance avec Free, la mobilisation de ses salariés et des ses cadres, ont permis à France Télécom-Orange de stabiliser son chiffre d’affaires et de contenir la baisse du résultat.

Toutefois la situation est préoccupante. Selon Isabel LEJEUNE-TO, Secrétaire Nationale de la F3C CFDT : «Le nouvel opérateur veut imposer un modèle low cost dont les conséquences se traduiront à moyen terme par une menace sur l’investissement et la qualité des services rendus. D'ores et déjà, nous ressentons les premiers effets d'une pression croissante sur les sous-traitants avec une accentuation des délocalisations dans les centres d'appels et de services aux entreprises. Ce sont les conditions de travail et les emplois des salariés de l’ensemble de la chaine de valeur qui seront pris en otages

Malgré tout, la CFDT approuve les engagements de l’entreprise France Télécom - Orange sur le chapitre des investissements notamment dans les technologies d’avenir. Sur le terrain social, la CFDT tient à saluer le respect des engagements de recrutement avec la poursuite du plan d’embauches de jeunes. Enfin, la CFDT souligne son engagement de maintien de pouvoir d'achat par la négociation, puis la signature du récent accord salarial de qualité dans ce contexte économique tendu.

L’avenir de France Télécom et du secteur surdéterminé par les choix des responsables politiques

À quelques jours d'une nouvelle mandature présidentielle, la CFDT en appelle à la responsabilité du futur Président de la République.

Pour Laurent Riche, Délégué Syndical Central CFDT : «L’État ne peut demander à France Télécom d’être un acteur clé dans l’ensemble de la filière numérique, d’assurer le développement numérique des territoires, d'être le principal investisseur du pays, d'assurer un rôle moteur de l’innovation et lui mettre dans le même temps des semelles de plomb !»

La taxation, toujours plus forte du secteur des télécoms, l’exacerbation de l’idéologie de la concurrence, le laisser-faire face à la captation des revenus et des débits par les acteurs « over the top »  auxquels s’ajoute la politique du dividende fort, concourent à transformer à moyen-terme l’économie des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication en une économie low cost.

Quel dividende pour quelle valeur de l’action ?

La chute continuelle du cours de l’action, en lien avec l’évaluation à la baisse des actifs de l’entreprise, menace sa santé économique sans changement de politique.

La réponse du dividende fort est un échec patent. Si comme nous le demandons depuis plusieurs années, elle semble devoir être revisitée pour les prochaines années, nous attendons maintenant de l'État, principal actionnaire, qu’il joue pleinement son rôle d’investisseur public de façon transparente et sans attendre.

Pour Thierry Mouton (CFDT), le nouveau Président du Fonds "France Télécom Actions" des salariés : «Les syndicats, légitimes représentants des salariés actionnaires, ont proposé une résolution ramenant à  1 euro le montant du dividende pour l’Assemblée Générale des Actionnaires de juin. C’est une grande première et l'opportunité de poser la question des choix qui doivent guider le principal actionnaire à savoir l’Etat.»

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