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CFDT F3C :

France Télécom : Un accord GPEC enfin signé à France Télécom
et qui inclut une déclinaison territoriale !

Par Administrateur - 01 avril 2011

Après deux échecs successifs, en 2006 et 2008, la CFDT signe un accord GPEC qui devrait être valide à France Telecom – Orange si les organisations syndicales non signataires (CGT, SUD et FO) ne font pas usage de leur droit d’opposition.

Depuis plus de cinq ans, France Télécom était sous le feu des projecteurs avec des suppressions massives d’emplois et une crise sociale sans précédent. De plus, l’entreprise inscrivait les précédentes négociations GPEC comme un pur outil de déstructuration de l’emploi et en faveur des mobilités forcées.

Aujourd’hui, avec un plan de recrutement annoncé par Stéphane RICHARD et après la signature d’accords majeurs mettant fin aux mobilités forcées des salariés et aux fermetures de sites, la GPEC est un outil privilégiant une plus grande visibilité sur les filières métiers et les capacités des bassins d’emplois, afin de permettre des évolutions de carrières et sécuriser les parcours professionnels des salariés. Ainsi, cet accord permet de ne plus confondre la GPEC avec un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE), souvent assimilé aux licenciements et suppressions d’emplois.

Dans cet accord, deux revendications majeures de la CFDT sont satisfaites permettant aux salariés une plus grande maîtrise de leurs parcours professionnels sur un périmètre cohérent (*) :

  • La GPEC tient compte des territoires vécus par les salariés : le principe de la mobilité, basée sur le volontariat, y est réaffirmé et consolidé, pour la recherche d’un poste, par la définition nouvelle de plus de 200 bassins de vie, sur les territoires comme zones de mobilité.
  • La GPEC porte une exigence territoriale : la gestion prévisionnelle ne peut plus se concevoir de façon centralisée au niveau national, et la création de 83 bassins de GPEC (regroupement des bassins de vie) démontre aussi que la revendication CFDT, en faveur d’une déclinaison locale, prend toute sa dimension grâce à ce maillage au plus près des activités de l’entreprise.

Autre élément novateur, l’accord propose une nouvelle méthode de partage d’information et de consultation des Instances Représentatives du Personnel (IRP) sur les perspectives d’évolutions d’emplois à 3 ans, avec une analyse annuelle des écarts éventuellement constatés, comme sur le fonctionnement même de cette GPEC.
L’accord GPEC confirme donc que l’emploi n’est plus la variable d’ajustement. Il consolide et structure les différents accords majeurs précédemment signés par la CFDT :

  • Insertion des jeunes (28/02/2011).
  • Principes généraux d’organisation du travail (29/09/2010).
  • Principes fondamentaux perspectives emploi et compétences, développement professionnel, formation et mobilité (05/03/2010).
  • Télétravail (22/06/2009) - Séniors (26/11/2009).

Au delà des commissions de suivi trimestrielles instituées par l’accord, un bilan sera fait après un an d’exercice GPEC et c’est bien dans son action au quotidien que l’entreprise marquera le changement promis par le nouveau contrat social et attendu par la CFDT.

 

(*) L’organisation territoriale de France Telecom s’appuie sur des Directions qui regroupent des activités de l’entreprise de plusieurs régions administratives françaises (exemple: Direction Territoriale Est pour l’Alsace, la Franche Comté, la Lorraine et la Bourgogne). Jusqu’à présent, l’entreprise appréciait la mobilité des salariés sur le périmètre dit « Bassin d’Emploi » des régions. En absence d’accord GPEC, l’entreprise conduisait même les salariés à entrer en mobilité sur l’ensemble du territoire de la Direction Territoriale.
Avec ce nouvel accord, le salarié peut envisager son activité professionnelle sur une maille plus cohérente avec son territoire vécu, le « Bassin de Vie », et non plus sur un périmètre administratif historique. L’entreprise s’est engagée à donner une visibilité sur l’évolution de l’emploi et des activités sur une maille un peu plus grande, nommée « Bassin GPEC », mais toujours en cohérence avec l’organisation du territoire vécu des salariés. Les salariés peuvent ainsi envisager un parcours professionnel a minima sur ce périmètre.
La Direction Territoriale reste le niveau d'agrégation des données GPEC sur l'ensemble d'un territoire de l'organisation France Telecom, et c'est sur ce niveau d'agrégation que continueront à être organisés les Comités Territoriaux à l'Emploi.