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CFDT F3C :

Résultats 1er semestre 2012 de France Télécom Orange : la croisée des chemins

Par Administrateur - 26 juillet 2012

F3C CFDT - Communiqué n°29 - Paris, le 26/07/12 à 14h15

Résultats 1er semestre 2012 de France Télécom Orange : la croisée des chemins

Le groupe France Télécom vient de publier ses résultats semestriels (1er semestre 2012).

Ces derniers étaient attendus dans un double contexte de crise européenne et d'arrivée du 4ème opérateur mobile sur le marché français, aggravé par une politique fiscale et réglementaire pénalisante. Ces résultats marquent sans l'ombre d'un doute une bonne résistance de l'opérateur, mais la CFDT persiste à manifester son désaccord avec la politique de distribution des dividendes qui se traduit concrètement par un appauvrissement net de l'entreprise dans un contexte de tendance à la dégradation du chiffre d'affaires et du résultat d'exploitation.

Pour Laurent RICHE, Délégué Syndical Central à France Telecom – Orange : Il nous semble que la seule préoccupation du gouvernement par rapport à France Télécom soit de boucler son budget 2012. Cela se traduira par le versement d'un acompte de 60 cts d'euros sur le dividende 2012 et par une taxation supplémentaire de 120 millions sur la question des retraites des fonctionnaires. Compte tenu de la crise européenne et de l'effet 4ème opérateur, si rien n'est fait ce sont les capacités d'investissement en France et de développement à l'international qui seront les variables d'ajustement obérant de fait les emplois de demain.

Pour Isabel LEJEUNE TÔ, Secrétaire Nationale à la F3C CFDT : En France le gouvernement est à la croisée des chemins ! Elle prend acte du soutien affirmé des ministres Arnaud MONTEBOURG et Fleur PELLERIN au comité stratégique filière numérique (STIC). C'est bien la question de la gouvernance et de l'existence d'un écosystème numérique qui est en jeu. Il faut créer un environnement favorable aux acteurs de la filière. Les questions de choix industriels, réglementaires, fiscaux comme les politiques de l'emploi et de la formation doivent être pris en compte.

Mais la seule approche nationale reste limitée : ainsi les dernières déclarations de Nelly KROES commissaire européenne, mettant un terme à 20 ans de pénalisation des opérateurs historiques au nom de la concurrence, marquent une rupture salutaire. Il ne faut pas oublier que sans réseaux du futur fixe et mobile, dont Orange est de très loin le principal investisseur en France, il n'y aura pas d'économie numérique.

Pour la CFDT, en ce qui concerne le groupe France Télécom Orange, la réflexion sur son évolution, son modèle et son environnement économique, ne sont pas indifférents à une révision radicale de son rapport avec les actionnaires. Et le futur ne saura se résumer à une simple collaboration renforcée avec Deutsche Telekom qu'elle qu'en soit la forme.

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