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CFDT F3C :

Séparation des activités réseaux et commerciales de France Télécom.L’idéologie de la concurrence

Par Administrateur - 10 mars 2011

L’autorité française de la concurrence fait une nouvelle fois le choix de l’idéologie au détriment de l’intérêt général. En effet, dans un avis publié en date du 8 mars dernier, elle demande à l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) de préparer l’éclatement de France Télécom.

L’autorité française de la concurrence fait une nouvelle fois le choix de l’idéologie au détriment de l’intérêt général. En effet, dans un avis publié en date du 8 mars dernier, elle demande à l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) de préparer l’éclatement de France Télécom.

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Dans un passé récent, cette autorité s’était émue d’une éventuellement augmentation du débit de l’ADSL (le réseau cuivre) dans les zones rurales, car cela risquait, selon elle, de nuire à l’attrait de la fibre optique. Tant pis pour les habitants et les entreprises de ces zones, souvent déshéritées, par ailleurs, qui auraient pu attendre, plus de 10 ans, d’avoir accès à des services internet de qualité. Heureusement cette position n’a pas été maintenue face aux réactions des élus locaux.

Il n’y a d’ailleurs aucune obligation européenne dans les télécommunications, comparable à celles qui ont conduit à la séparation des réseaux électriques et des réseaux ferrés de transport avec ERDF et RFF.

La CFDT, en cohérence avec sa fédération syndicale européenne UNI secteur ICTS, considère que le cadre règlementaire doit encourager les investissements dans les infrastructures et ainsi faire bénéficier les zones les moins denses d'un service haut débit de qualité. Dans ce contexte, l'éventuelle séparation fonctionnelle entre les activités de monopole et concurrentielles de France Télécom (activités réseaux d'une part, et activités commerciales de l'autre) ne serait pas de nature à susciter le dynamisme attendu, qui dépend principalement des niveaux d'investissements des différents opérateurs dans les réseaux d'accès à la fibre optique ou à des technologies différentielles, de la politique tarifaire, avec bien sûr un niveau pertinent de la qualité des services de gros offerts.

Une telle mesure serait lourde de conséquences sur les conditions de travail et les opportunités d'emplois, alors que les besoins en compétence des salariés du secteur sont considérables.