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CFDT F3C :

SFR - Sacré dialogue "social"
LA CFDT S’OPPOSE AUX VELLÉITÉS D'EXTERNALISATION ET DE CASSE SOCIALE

Par F3C CFDT - 14 octobre 2016

Depuis septembre, les débrayages s’enchainent chez SFR à l’appel des Organisations Syndicales Représentatives, traduisant désormais plus qu’un malaise, une opposition aux projets de casse sociale de la Direction.

La CFDT SFR opposée à toute externalisation de SFR Service Client

La Direction envisage d’externaliser la plupart des activités de SFR Service Client via un article L.1224‐1, c’est‐à‐dire une cession avec transfert d’environ 1500 salariés à une société extérieure au Groupe SFR.

La CFDT SFR est fermement opposée à un quelconque projet d’externalisation synonyme de moins‐disant social, quand bien même le repreneur serait amené à faire partie à court ou moyen terme de la nébuleuse ALTICE, actionnaire à 83% du Groupe SFR.

C’est pourquoi la CFDT SFR a appelé ce mardi 11 octobre à une mobilisation des sites SFR Service Client ‐ en intersyndicale avec l’UNSa ‐ contre le projet d’externalisation vers INTELCIA, société en cours de rachat par ALTICE. Ce débrayage a été suivi par près de 500 salariés ‐ soit un tiers des effectifs Services Clients ‐ à Aix (13), Gentilly (92), Marseille (13), Massy (91), et Saint‐Denis (93).

Au siège, les 250 salariés participants au mouvement se sont "réinvités" à la réunion plénière de Jean‐Pascal VAN OVERBEKE (Directeur des activités Grand Public) et son n‐1 Olivier DU BESSET (Directeur des Services Clients) dans l’auditorium du Campus. Ils les ont alors interpellés sur l’estrade ‐ ainsi que la DRH ‐ pour leur faire part directement de leur ferme opposition à un projet d’externalisation, de leur attachement sincère et leur fort engagement pour le groupe SFR, et des inquiétudes sociales, familiales, territoriales ‐ voire vitales que génèrent ce type de projet.

La CFDT SFR est mobilisée afin d’obtenir le retrait de ce projet et plus globalement pour connaitre et minimiser les impacts sociaux découlant de la stratégie qui est actuellement en cours d’information/consultation au sein des instances représentatives du groupe.

La CFDT SFR reçue ce jeudi 13 octobre, par la députée Corinne Erhel,membre de la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée

Ce fut l’occasion de rappeler l’objectif ambitieux et le contexte difficile de négociation estivale, qui a abouti au bout de plus d’un mois et demi (et non de quelques jours) à un nouvel accord de garanties sociales jusqu’à mi 2019 pour le Groupe SFR, baptisé "New Deal", et qui prolonge pour partie les accords de 2014.

Alors que cet accord, arraché malgré un dialogue social rugueux, ne fait que renforcer sensiblement par voie conventionnelle la législation du droit du travail au bénéfice des salariés de l’ensemble du Groupe SFR, il est fallacieusement stigmatisé par certains.

La CFDT se félicite d’avoir su construire et utiliser un rapport de force, pour amener de nouveau une Direction peu soupçonnée de fibre sociale, à contractualiser des extensions de garanties sur l’emploi, le volontariat, et la sécurisation des parcours professionnels dans le Groupe SFR et à l’externe.

La CFDT SFR est un partenaire social mais ne sera, elle, jamais un complice social.

Avec la signature du "New Deal", la CFDT l’a dit et le redit encore, elle ne cautionne aucun volume, ni aucun choix de suppressions de postes conséquences des projets actuels et à venir de la Direction.

La CFDT a pour ligne directrice la défense en priorité de l’intérêt supérieur du Groupe SFR et de ses salariés, de leur avenir, et celui d’un Opérateur d’Importance Vitale (OIV) en France.

La CFDT déplore les tactiques de contournement de la législation d’un

certain patronat

Face à l'incapacité de la Direction à fournir rapidement les conséquences sur les emplois impactés par les Orientations Stratégiques, le Comité Central d'Entreprise (CCE de l’UES SFR) a dû malheureusement suspendre de nouveau ses travaux ce jeudi 13 octobre. L'instance a demandé à la Direction de lui mettre à disposition sous huitaine toutes les informations qu'elle détient, en réponse à l'état d'urgence qui caractérise aujourd'hui le Groupe SFR et ses salariés au quotidien sur le terrain.